Anouk Marchaland, Juriste, France générosités
A l’occasion du Forum National des Associations et des Fondations (FNAF), le Conseil supérieur du notariat et France générosités ont coanimé une conférence sur le thème des libéralités. Une intervention riche en enseignements qui a mis en lumière l’importance de la relation tripartite bienfaiteur-notaire-OSBL pour développer les libéralités au profit des associations et fondations.
Les libéralités constituent un potentiel de ressources important pour les organismes à but non lucratif (OSBL). En 2022, les dons, legs et assurances vie représentent 1,27 milliard d’euros, soit 14 % de la générosité publique, avec une croissance annuelle moyenne de 5 % depuis 2005 (Panorama national des générosités, France générosités, déc. 2024).
Cette tendance s’inscrit dans un contexte démographique et patrimonial favorable :
Pourtant, parmi les 2,8 millions de personnes âgées de plus de 50 ans qui envisagent de léguer tout ou partie de leur patrimoine à une association ou une fondation, seulement 2 % passent à l’acte (Transmission du patrimoine aux associations et fondations faisant appel à la générosité, l’ObSoCo pour France générosités, 2020).
Afin de lever les derniers freins et faciliter le passage à l’acte, il est primordial que notaires et OSBL collaborent pour informer et accompagner les bienfaiteurs dans la réalisation de leur projet philanthropique.
La réception des donations, legs et assurances vie ne s’improvise pas. Aussi, pour bénéficier du potentiel important que constituent les libéralités en termes de ressources, un OSBL doit s’assurer qu’il remplit les prérequis juridiques (capacité à recevoir), fiscaux (maîtrise de la fiscalité applicable) et organisationnels (procédure interne et outils de gestion dédiés). La maîtrise de ces différents enjeux créé un cadre sécurisé qui permet de concrétiser les projets philanthropiques des donateurs et testateurs potentiels.
Un bienfaiteur peut transmettre son patrimoine à un OSBL de son vivant (donation en pleine propriété, donation avec réserve d’usufruit, donation temporaire d’usufruit, etc.) ou au moment de son décès (legs universel, legs à titre universel, legs à titre particulier, assurance vie). Au cours de cette conférence, les intervenants ont présenté des mécanismes de transmission pouvant s’adapter au contexte familial et patrimonial en présence. Notaire et organisme bénéficiaire travaillent main dans la main pour proposer des solutions sur mesure à chaque bienfaiteur.
Anouk Marchaland, Juriste, France générosités
Pierre Lemée, Notaire honoraire, Rédacteur en chef de Conseils des notaires, Membre du HCVA
Laurent Mazeyrie, Notaire associé
Delphine Réveil, Juriste libéralités, Fondation des Hôpitaux