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Chiffres clés des réseaux sociaux 2026 des associations et fondations
Facebook à maturité, TikTok en feu, LinkedIn indétrônable, Instagram à deux vitesses… Quels réseaux sociaux tirent vraiment leur épingle du jeu pour les associations et fondations en 2026 ?
Le groupe de travail Social media de France générosités vient de sortir l’édition 2026 du Baromètre des associations et fondations avec les chiffres clés des réseaux sociaux. Le baromètre des réseaux sociaux analyse la présence des associations et de fondations sur les différents réseaux sociaux selon différents points d’étude :
Sur ce décryptage ouvert à tous, nous allons présenter les quelques chiffres clés sur 8 des 11 réseaux sociaux : Facebook, Instagram, YouTube, LinkedIn, TikTok, Bluesky, Threads, Mastodon.
L’ensemble des analyses (6 grandes tendances, nouvelles fonctionnalités par réseau et analyses chiffrées des évolutions de la présence des associations et fondations sur chacun des 11 des réseaux sociaux en 2026 du panel étudié, classement des OSBL / réseau… sont réservés à nos organisations membres).
Entre 2025 et 2026, le nombre d’abonnés aux pages Facebook des structures du panel a augmenté de 1 %, atteignant un total cumulé de 11,8 millions d’abonnés en 2026. Sur les 8 années de l’étude, entre 2019 et 2026, nous observons une évolution moyenne par an de 3 %. Nous pouvons constater une tendance positive sur le long terme mais un ralentissement marqué de la croissance.
Facebook confirme une phase de maturité, avec une croissance faible pour la majorité des structures. Les hausses les plus fortes restent concentrées sur quelques acteurs, qui tirent la moyenne vers le haut. Pour le secteur associatif, le réseau s’impose davantage comme un canal de fidélisation que de conquête.

Instagram s’impose en 2026 comme l’un des réseaux à la plus forte dynamique du panel : la progression moyenne annuelle atteint +32 % depuis 2019, et la communauté moyenne a été multipliée par sept en sept ans. Après plusieurs années de ralentissement, la période 2025-2026 marque un rebond net, porté par plusieurs facteurs convergents : le développement des collaborations avec médias et influenceurs, des outils de création de contenu plus accessibles, et une professionnalisation croissante des métiers du digital au sein des structures.

La plateforme continue de se renouveler et reste un réseau pertinent pour les associations et fondations. Mais elle évolue vers un écosystème de plus en plus exigeant en ressources (nouvelles fonctionnalités, contenus vidéo, intégration de l’IA, stratégies de collaboration), ce qui creuse les écarts entre structures.
Ce contraste se lit clairement dans les chiffres 2025-2026 : si les 56 structures du panel ont toutes gagné des abonnés, les trajectoires sont très disparates. La moyenne s’établit à +61 300 abonnés, quand la médiane n’atteint que 25 200, signe d’une distribution très asymétrique. Certaines structures ont connu des progressions spectaculaires, dont une à +223 %, tandis que d’autres se situent entre 0 et 5 % de croissance. Cette hétérogénéité s’explique par des facteurs structurels : des ressources humaines et financières inégales, une notoriété historique qui avantage certains acteurs, un environnement très concurrentiel, et un intérêt du public plus fort pour certaines thématiques que d’autres.
En 2026, LinkedIn consolide sa place de réseau social de référence pour les OSBL du panel : le nombre d’abonnés a progressé de 14 % entre 2025 et 2026, pour atteindre un total cumulé de 4,2 millions d’abonnés. Sur une évolution moyenne annuelle de 38 % depuis 2019, le ralentissement progressif de la croissance est réel, mais il ne remet nullement en cause la pertinence de la plateforme.
LinkedIn reste une valeur sûre, et les structures qui n’y seraient pas encore présentes n’ont guère de raison d’hésiter. La plateforme bénéficie d’une image perçue comme moins toxique que d’autres réseaux sociaux et ce, malgré des tentatives d’ouverture au grand public (nouvelles réactions, formats vidéo verticale…) qui auraient pu en modifier la nature. Les opportunités de croissance demeurent bien réelles : 20 structures du panel affichent une progression supérieure à 20 %, signe que le potentiel est loin d’être épuisé. Cette croissance apparaît toutefois étroitement conditionnée aux stratégies de contenu déployées : c’est la qualité et la régularité éditoriale qui font la différence.

En 2026, TikTok confirme sa trajectoire de croissance au sein du panel : le nombre d’abonnés a progressé de 41 % entre 2025 et 2026, pour atteindre un total cumulé de 680 000 abonnés, et trois nouvelles structures ont rejoint la plateforme, portant à 36 le nombre d’organisations présentes sur les 56 du panel. Sur une évolution moyenne annuelle de 42 % depuis 2022, la dynamique reste donc très forte.

Pour autant, les indicateurs d’acquisition se resserrent : la baisse de la moyenne et de la médiane par rapport à 2025 traduit une compétition accrue pour capter de nouveaux abonnés. TikTok récompense désormais moins les pics de viralité que la capacité à construire une relation durable avec sa communauté. Les contenus authentiques, immersifs et « vécus » prennent le dessus, et la régularité ainsi que la maîtrise des codes propres à la plateforme s’imposent comme des conditions incontournables pour continuer à progresser.
La croissance de YouTube reste forte. Toutes les structures ont connu une hausse de leur nombre d’abonnés sur YouTube, le seul réseau étudié qui montre une telle dynamique collective. Les associations publient dans un environnement encore porteur.
Une plateforme qui se renouvelle avec l’arrivée de nouveaux formats comme les “shorts” pour dynamiser la plateforme. C’est une plateforme qui parle à plusieurs générations, tout en restant un un moteur de recherche vidéo.
YouTube fonctionne bien comme base de contenu long, ensuite réutilisable. De plus YouTube vient de signer un partenariat stratégique avec France TV, ce qui lui apporte une valeur ajoutée et aura des impacts positifs pour le contenu des assos.

Bluesky continue de grandir, mais très faiblement. La plateforme n’arrive pas à accueillir organiquement des personnes, seules les crises liées à X permettent ce gain. Bluesky est perçu de manière très polarisé, souvent comme une alternative « de gauche » ou une chambre progressiste/libéral, plutôt que comme un vrai concurrent universel. De l’autre, soit un havre de paix ou un safe place ennuyeux.
Threads continue de bénéficier de son lien direct avec Instagram, ce qui permet des communautés plus développées que sur Bluesky et Mastodon. Threads n’est pas encore parvenu à devenir un réseau conversationnel de débat et d’engagement.
Mastodon, cette plateforme novatrice, qui offrait initialement un fonctionnement décentralisé, reste très complexe à comprendre / prendre en mains par les utilisateurs.
L’étude mesure la présence sociale des principales associations et fondations du secteur de la générosité. Elles sont au nombre de 56 organisations (deux nouvelles organisations ayant fournies leurs données avec historicité). Les comparatifs inclus dans ce baromètre se font sur le critère de la taille des communautés, car ce sont les seules données ouvertes. Les chiffres pour cette édition 2026 ont été arrêtés au 1er mars 2026. Vous pouvez retrouver les éditions précédentes ici : Edition 2025 / Edition 2024 / Edition 2023 / Edition 2022 / Edition 2021 / Edition 2020
Merci à l’AFM-Téléthon pour avoir initié cette étude et le groupe des social media managers de France générosités. Merci également aux autres membres du GT Baromètre des RS pour leur participation :
Groupe de travail animé par l’équipe France générosités : Corentin Hue, responsable digital et développement et Amélie Bouvet, chargée de communication
Le Baromètre des Réseaux Sociaux fournit un grand nombre d’indicateurs, en plus de ces quelques chiffres clés macro.
Pour les membres de France générosités, vous pouvez accéder à toutes les ressources ICI :
