Web3 et crypto en France et en Europe – Etude ADAN – Avril 2025

Web3 et crypto en France et en Europe – Etude ADAN – Avril 2025

Publié le 2 décembre 2025 - Mis à jour le 3 décembre 2025
Ressource Etude

Le Web3 s’impose aujourd’hui comme une réalité économique et technologique. C’est le constat qui ressort de l’édition 2025 de l’Etude ADAN « Vers une adoption durable et institutionnelle des cryptoactifs » en France et en Europe. Retour sur les principaux enseignements de cette étude qui dresse le profil type des investisseurs en crypto-actifs.

4e édition de l’étude ADAN

En avril 2025, pour la quatrième année consécutive, l’ADAN (Association pour le Développement des Actifs Numériques) a publié les résultats de son étude annuelle consacrée aux crypto-actifs et à l’industrie du Web3 en France et en Europe.

Réalisée en partenariat avec Deloitte et l’institut de sondage IPSOS, cette étude apporte un éclairage sur l’évolution du secteur en deux volets :

  1. Analyse de l’adoption des crypto-actifs par le grand public (dans le cadre de cette étude, le terme de « crypto-actifs » désigne l’ensemble des cryptomonnaies, jetons non-fongibles (NFT), stablecoins régulés et autres actifs)
  2. Etat des lieux de l’industrie du Web3.

 

Adoption des crypto-actifs par le grand public : une stabilité à nuancer

Pour mesurer l’adoption des cryptoactifs en France, l’étude ADAN se base sur les réponses de 2000 personnes âgées de plus de 18 ans et représentatives de la population française en termes d’âge, de genre, de catégorie socio-professionnelle et de lieu de résidence.

La notoriété des crypto-actifs progresse avec plus de 90% des Français qui déclarent les connaître (+8 points par rapport à 2024), et près d’un sur deux envisage d’y investir.

Si leur notoriété n’a jamais été aussi élevée, le nombre de détenteurs de crypto-actifs recule cependant légèrement : aujourd’hui, 10% des Français déclarent détenir au moins un crypto-actif, soit 5,5 millions de personnes (-2 points par rapport à 2024).

L’adoption des crypto-actifs en France est d’autant plus à nuancer qu’une tendance inverse est observée dans les cinq autres pays européens sur lesquels portent l’étude. L’Allemagne, l’Italie, les Pays Bas, la Belgique et le Royaume-Uni présentent en effet des taux d’adoption qui se stabilisent voire augmentent (l’analyse pour ces cinq États prend en compte 1 000 répondants, âgés de 18 et plus, et représentatifs de la population de chaque pays).

La France accuse ainsi un retard dans l’adoption des crypto-actifs. Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que « dans les pays où l’adoption est la plus marquée, la communication institutionnelle semble proactive et ciblée, à l’instar du Trésor Britannique et sa législation des stablecoins régulés. Les pouvoirs publics français ont donc un rôle essentiel à jouer pour structurer et accompagner cette adoption » souligne Marie-Line Ricard, Associée Global FSI Blockchain & Web3 Leader, Deloitte.

 

Profil type de l’investisseur en crypto-actifs

L’étude dessine le profil type d’investisseur : il s’agit majoritairement d’hommes (67%) jeunes (42% de 18-34 ans) plutôt aisés (45% de Catégories Socio-professionnelles favorisées – CSP+).

S’agissant de la répartition géographique des investisseurs, il est constaté que l’adoption des crypto-actifs s’étend à toutes les régions françaises. D’importants écarts subsistent néanmoins entre les zones urbaines et rurales (27% des investisseurs sont concentrés en région parisienne).

Par ailleurs, les investisseurs sont majoritairement nouveaux dans la mesure où près de la moitié d’entre eux a investi dans les crypto-actifs pour la première fois au cours des trois dernières années (ils sont 16% en 2025).

Enfin, l’investisseur type privilégie une stratégie de détention à court-terme : 51% des investisseurs conservent leurs actifs moins d’un an, et 73% moins de trois ans.

 

Quels sont les crypto-actifs les plus plébiscités ?

En 2025, le Bitcoin est toujours la cryptomonnaie la plus prisée des Français (71% des investisseurs en ont détenu).

Ethereum (33%) et Binance Coin (16%) complètent le podium.

En termes de diversification, les portefeuilles des investisseurs sont en moyenne composées de 2,2 cryptomonnaies différentes.

L’étude ADAN relève par ailleurs que « la majorité des investisseurs (64%) reste prudente et alloue moins de 10% de leur épargne à cette classe d’actifs ».

 

Quels sont les freins à l’adoption ?

Les trois principaux freins soulevés par les répondants à l’étude sont un désintérêt général (35%), une perception du risque (33%) et une complexité de fonctionnement (21%).

A noter que l’impact environnemental des technologies sur lesquelles reposent les cryptoactifs est important pour les investisseurs et influe sur leurs décisions, notamment le choix des intermédiaires et des investissements.

 

Pour conclure sur le volet adoption de l’étude, Laurent Ovion, Président de l’Adan, souligne qu’alors que l’adoption des crypto-actifs marque une phase de stabilisation après plusieurs années de croissance, l’intérêt du public demeure fort et les usages du Web3 continuent de se développer. Parallèlement, les entreprises du secteur affichent de solides ambitions et font preuve d’une grande résilience, malgré des défis persistants liés au financement et à l’accès aux services bancaires. »

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