ASPECTS FISCAUX - INCIDENCE VIS A VIS DES DONATEURS
(ENTREPRISES)
Les dons et versements en espèce ou en nature (y compris les prestations en
nature ou la mise à disposition de personnel), faits par des entreprises, aux
organismes mentionnés à l’article 238 bis du code général des impôts, ouvrent
droit à une réduction sur l’impôt sur les sociétés égale à 60 % de leur montant
dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires hors taxe de
l’entreprise
Article 238 bis du CGI :
"1. Ouvrent droit à une réduction d'impôt égale à 60 % de leur
montant les versements, pris dans la limite de 5 pour mille du chiffre
d'affaires, effectués par les entreprises assujetties à l'impôt sur le revenu ou
à l'impôt sur les sociétés au profit :
a) D'oeuvres ou d'organismes d'intérêt général ayant un
caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif,
familial, culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique, à
la défense de l'environnement naturel où à la diffusion de la culture, de la
langue et des connaissances scientifiques françaises, notamment quand ces
versements sont faits au bénéfice d'une fondation d'entreprise, même si cette
dernière porte le nom de l'entreprise fondatrice. Ces dispositions s'appliquent
même si le nom de l'entreprise versante est associé aux opérations réalisées par
ces organismes ;
b) De fondations ou associations reconnues d'utilité publique ou
des musées de France et répondant aux conditions fixées au a, ainsi que
d'associations cultuelles ou de bienfaisance qui sont autorisées à recevoir des
dons et legs et des établissements publics des cultes reconnus d'Alsace-Moselle.
La condition relative à la reconnaissance d'utilité publique est réputée remplie
par les associations régies par la loi locale maintenue en vigueur dans les
départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin lorsque la mission de
ces associations est reconnue d'utilité publique. Un décret en Conseil d'Etat
fixe les conditions de cette reconnaissance et les modalités de procédure
permettant de l'accorder ;
c) Des établissements d'enseignement supérieur ou d'enseignement
artistique, publics ou privés, à but non lucratif, agréés par le ministre chargé
du budget ainsi que par le ministre chargé de l'enseignement supérieur ou par le
ministre chargé de la culture ;
d) Des sociétés ou organismes publics ou privés agréés à cet
effet par le ministre chargé du budget en vertu de l'article 4 de l'ordonnance
nº 58-882 du 25 septembre 1958 relative à la fiscalité en matière de recherche
scientifique et technique ;
e) D'organismes publics ou privés dont la gestion est
désintéressée et qui ont pour activité principale l'organisation de festivals
ayant pour objet la présentation au public d'oeuvres dramatiques, lyriques,
musicales, chorégraphiques, cinématographiques et de cirque, à la condition que
les versements soient affectés à cette activité. Cette disposition ne s'applique
pas aux organismes qui présentent des oeuvres à caractère pornographique ou
incitant à la violence.
Les organismes mentionnés au b peuvent, lorsque leurs statuts
ont été approuvés à ce titre par décret en Conseil d'Etat, recevoir des
versements pour le compte d'oeuvres ou d'organismes mentionnés au
a.
Lorsque la limite fixée au premier aliéna est dépassée au
cours d'un exercice, l'excédent de versement peut donner lieu à réduction
d'impôt au titre des cinq exercices suivants, après prise en compte des
versements effectués au titre de chacun de ces exercices, sans qu'il puisse en
résulter un dépassement du plafond défini au premier alinéa.
La limite de 5 pour mille du chiffre d'affaires s'applique à
l'ensemble des versements effectués au titre du présent
article.
Les versements ne sont pas déductibles pour la détermination du
bénéfice imposable."
Pas plus que pour les particuliers, il n’existe pas d’agrément préalable
des organismes bénéficiaires. Comme pour les particuliers, la distinction entre
organismes RUP ou non n’est plus faite pour les dons des entreprises (cf. loi du
1er août 2003 sur le mécénat).
Le mécénat dans les domaines de la culture, de la solidarité et de
l’environnement, représentait en 2000 environ 341 M€, soit 0,02% du PIB et
concernait moins de 2000 entreprises, selon ADMICAL[1].
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[1] Association ayant pour objet de promouvoir de mécénat d’entreprise en
France (
www.admical.org)