L’impact médiatique de la crise financière inquiète la population française, il a également amené les associations et les fondations à s’interroger sur l’impact qu’aura cette crise financière sur la générosité.
Ce mardi, était publié les résultats du sondage réalisé par l’Ifop pour l’Agence Limite. Il a été réalisé auprès de 1007 personnes représentative de la population française âgée de 15 ans et plus. Les résultats apportent quelques réponses à nos différentes interrogations.
Ils nous confirment que l’état d’esprit général des français est quelques peu morose.
Retenons que les personnes interrogées à avoir effectué un don fait au cours des douze derniers mois étaient 56% en juillet et 50% en octobre.
La question que nous nous posons tous : donneront-ils en fin d’année ? 51% de l’échantillon déclare avoir l’intention de faire un don avant la fin de l’année, dont 28% très probablement.
A noter que 73% des personnes qui ont déjà donné ont l’intention de refaire un don sur la fin de l’année, 12% ne le referont pas.
Pour les personnes, qui n’ont pas l’intention de donner, 52% avance la raison de la dégradation du pouvoir d’achat et le manque de moyens.
A l’occasion de la présentation des résultats de ces études, André Hochberg, Président de France générosités, a proposé quelques pistes de réaction.
Ainsi, selon lui il est plus que jamais nécessaire de rassurer les donateurs fidèles, de ne pas ajouter de la panique à l’inquiétude légitime. Il faut essayer d’augmenter leurs dons pour compenser la perte probable de petits donateurs en situation difficile. C’est sans doute l’occasion d’inciter les donateurs soumis à l’impôt sur le revenu de se servir des déductions fiscales pour augmenter leurs dons.
Il préconise une communication d’ « urgence » rassembleuse et dynamisante. Il faut que nous communiquions pour rappeler nos valeurs et nos actions concrètes.
Certes, la prospection est en ce moment « peu rentable » mais elle doit être néanmoins poursuivie en essayant d’en réduire les coûts (notamment en favorisant des canaux moins coûteux).
S’agissant des plans de l'an prochain, nous devons absolument poursuivre la diversification de nos ressources (dons, mécénat, libéralités …)
Nous devons par ailleurs être très vigilant et pro actif sur les subventions qui pèsent 7 fois plus que les dons privés et qui risquent fort, au mieux de rester stables et au pire de diminuer sensiblement.