Une étude IFOP réalisée pour France générosités en
Avril 2008 auprès de 2011 personnes de 15 ans et plus, corroborée par le
l’étude 2007 de l’évolution mensuelle des dons confirme que les Français
ont confiance dans les associations et fondations.
13 ans après le scandale de l’ARC, qui a entaché
tout le milieu associatif, et qui heureusement ne fut suivi par aucun autre, la
confiance des français atteint des sommets :
- 63% déclarent avoir tout à fait
ou plutôt confiance dans les associations contre 58% en 2007
- 82% chez les donateurs (contre 74% en
2007)
- 89% chez les donateurs réguliers. (contre 83% en
2007)
Cette confiance est corroborée par l’évolution des
dons des particuliers :
+ 4,55% entre 2006 et 2007 selon
notre baromètre
La croissance des prélèvements automatiques depuis
2 ans de 18% à 20% par an qui culmine à près de 20% du total.
Ce regain continu de la confiance peut-être
logiquement attribué aux efforts de bonne gestion, de transparence et de
communication des associations et fondations auprès de leurs donateurs et à
l’efficacité du dispositif actuel des contrôles obligatoires (commissaires aux
comptes, Cour des Comptes, IGAS …) et volontaires (Comité de la
Charte).
Les contrôles très approfondis et positifs de la
Cour des comptes auprès des associations et fondations ayant reçu des dons à
l’occasion du Tsunami ont sans doute contribué à ancrer cette confiance auprès
des donateurs.
On peut cependant déplorer que seuls 10% des
donateurs tiennent compte des avantages fiscaux au moment de faire leurs dons
(20% en forte augmentation pour les cadres) alors que la fiscalité du don en
France est sans doute l’une des plus favorables de l’Union Européenne.
En
effet, pour une personne redevable de l’impôt sur le revenu, un don de 100€ ne
lui coûte que 25€ ou 33€ selon que l’association s’intéresse aux publics en
difficulté ou pas.
Sans doute est-ce le signe d’un manque de
communication sur ce sujet, auquel France générosités et ses associations et
fondations membres tentent de pallier.
Il est donc rassurant de voir que la situation,
loin d’être alarmante est, au contraire, très positive.