Etape 1 : La rédaction des mailings
La déontologie du contenu
a) Les règles éthiques de la communication
Le BVP est l'organisme d'Autodiscipline de la publicité en France. Il a
pour but de "mener une action en faveur d'une publicité loyale, véridique et
saine dans l'intérêt des professionnels de la publicité, des consommateurs et du
public." En d'autres termes, sa mission est donc de parvenir à concilier liberté
d'expression publicitaire et respect des consommateurs.
Dans ce cadre, le BVP élabore des codes de bonne pratique et met en
application des règles déontologiques. Une de ses recommandations est relative à
l’appel à la générosité :
- Le message doit indiquer l’auteur de la demande et la destination des fonds
collectés pour une action précise,
- Les messages personnalisés évoquant un lien direct entre les personnes
bénéficiaires de l’aide et les donateurs doivent être réservés aux cas où
l’organisme a effectivement mis en place un lien de cette nature,
- Les illustrations ne doivent pas exploiter abusivement l’image de la
détresse humaine. La dignité des personnes représentées doit être respectée
quelque soit le lieu géographique de diffusion,
- Toute publicité utilisant, d’une manière ou d’une autre, les résultats d’une
étude d’opinion ou autres statistiques doit mentionner la date de réalisation de
l’étude, de la taille de l’échantillon, l’énoncé de la question posée et le
pourcentage des réponses.
b) Sanctions
Avant ou après diffusion d'une publicité, le BVP peut intervenir auprès
du responsable de la publicité pour lui demander de justifier certaines
allégations, de procéder à des modifications ou encore de ne pas diffuser la
publicité ou de cesser sa diffusion. En cas de refus, le BVP peut intervenir
auprès des supports adhérents.
Pour nos adhérents, les conséquences d'un
refus de suivre nos décisions peuvent aller jusqu'au blâme ou à la
radiation.
c) Exemple
En octobre 1999, un spot d’Amnesty International a été censuré par le BVP
pour des propos susceptibles de nuire aux bonnes relations entre Etat. Ce film
dénonçait les atteintes aux droits de l’homme sur les détenus aux Etats Unis «
Aux Etats Unis les droits de l’Homme sont souvent moins solides que les jeans ».
En 1997, une autre campagne d’Amnesty sur la Chine avait été censurée pour les
mêmes raisons.
Si le BVP n’a pas vraiment de pouvoir de sanction et n’émet que des avis
positifs ou négatifs, les conséquences sont importantes puisque les chaînes, qui
sont en principe libres de la diffusion, suivent toujours l’avis du
BVP.