Etape 1 : La rédaction des mailings
La propriété du contenu
a) Utilisation de vos propres
photos
Dans vos mailings, il y a souvent des photos illustrant vos
actions.
Il y a lieu d’obtenir l’autorisation écrite des personnes
photographiées, en vertu du droit à l’image, qu’il s’agisse aussi bien des
salariés, des bénévoles et bénéficiaires.
Légalement, il s’agit d’une cession de droit d’exploitation, laquelle
doit obligatoirement faire l’objet d’un écrit.
Il faut préciser dans ce «
contrat » la destination de la photo (c’est- à -dire les conditions
d’exploitation), ainsi que le caractère gracieux de cette autorisation.
Il est bon de préciser que ces photos pourront être utilisées sur tous
supports pour prévoir une éventuelle exploitation audiovisuelle, en cas de
campagne à la télévision.
Prévoir également une utilisation par toute autre personne qui en ferait
la demande (presse, collectifs….etc) ; dans cette hypothèse la reproduction des
images s’effectuera sous sa propre responsabilité, sans que la responsabilité de
votre organisme puisse être recherchée à cet égard. Vous devrez informer les
utilisateurs des limites aux conditions d’exploitation indiquées
précédemment.
Cela signifie qu’en cas de remise de photos (comme d’ailleurs de tout
document d’illustration) par l’association à des tiers, il doit y avoir un
écrit qui rappelle les conditions d’utilisation. Cela sert à dégager la
responsabilité de votre organisme s’il en était fait un usage abusif ou
illicite.
En pratique, et chaque fois que cela est possible, il suffira d’annexer à
cette nouvelle autorisation d’exploiter, les formulaires signés par les
personnes photographiées. (Ex : cession des droits d’exploitation à un éditeur
pour l’édition d’un almanach).
Toute autre forme d’exploitation, autre que prévue ci-dessus, fera
l’objet d’un accord distinct.
b) Utilisation de reproductions
Sous peine de contrefaçon, la reproduction d’images préexistantes copiées
à partir de tout supports doit avoir été au préalable autorisée par écrit,
par le ou les titulaires de droits.
La contrefaçon engage la responsabilité civile de l’éditeur ; c’est aussi
un délit pénal ; à cet égard, la bonne ou mauvaise fois du contrefacteur n’entre
pas en considération. Il convient donc d’être très prudent, même si, en
pratique, les poursuites peuvent être évitées grâce à un arrangement après
diffusion.